Divergente, 3 tomes, 400 pages…et pas mal d’ennui

Maman d’une fille de 15 ans et bibliothécaire, j’ai parfois des idées farfelues pour me tenir au courant des trucs d’ados : genre lire les 3 tomes de Divergente pendant mes congés d’été !

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Le pitch (on peut dire ça aussi pour les livres, pour avoir l’air dans le coup ?!) des livres est le suivant : un monde post-apocalyptique dans la région de chicago, divisée en 5 factions selon le trait de caractère dominant des personnes qui les composent (Altruiste, Audacieux, Erudit, Sincère et Fraternel).

Quand l’histoire commence, Tris, l’héroïne de 16 ans (roman ado oblige)est au seuil du rite de passage à l’âge adulte qui consiste à décider grâce à un test à quelle fonction on appartient et par conséquent quelle genre de vie on aura. Bien entendu Tris est spéciale : elle est Divergente. Ce sont des individus particuliers, sans prédisposition pour une faction et qui sont traqués par le gouvernement.

Vous l’aurez compris, il s’agit d’un récit sur le passage à l’âge adulte, sur l’impact des choix sur le mode de vie. Au début, on est plutôt agréablement surpris, le style est simple mais le scénario a quelques originalités qui donnent envie de poursuivre la lecture. La description du monde futur, des différentes factions et même du fameux choix de Tris est plutôt plaisant, un petit côté Harry Potter, en moins bien écrit quand même.

Le style est d’ailleurs le gros problème de ces livres, une écriture pauvre, des phrases courtes, des descriptions minimalistes et une psychologie des personnages totalement inexistante. Pour vous dire : il y a une histoire d’amour, bien sûr, mais niaise, molle, lassante. L’héroïne est sensée être une femme forte, courageuse, déterminée, mais en amour, elle est pire que Cendrillon ! quasi une Blanche Neige, c’est dire ! Bref, déjà dans le premier tome on se disait que l’histoire traînait un peu en longueur, que le scénario, basé sur une bonne idée, essoufflait un peu vite. Dans les 2 tomes suivants, l’histoire avance à tout petits pas et avec une totale prévisibilité. Le 1er tome pose les bases de l’histoire, le 2e nous fait entrer dans la rébellion contre le système en place, et le 3e nous explique ce qu’il se passe de l’autre côté de la barrière.

L’intrigue se déroule lentement, l’héroïne va bien entendu souffrir dans sa chair en perdant des êtres aimés mais grâce au « talent » de l’auteur…On s’en fiche !! Même la fin du livre qui se veut originale et non « happy end » n’est que soulagement d’en finir enfin. Notons quand même que l’auteur n’a pas 25 ans et que je ne sais pas à quel point la traduction a empiré le style déjà pauvre. Bref, j’ai lu les 1300 pages sans trop de difficultés mais sans la moindre émotion non plus.

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