Léo et Giulio font leur cinéma en bibliothèque

monde de léoMais qui est donc Léo ?
Léo, c’est Léo Lionni (1910-1999) un auteur et illustrateur jeunesse dont les albums sont empreints d’espoir et d’humanité qui utilise le plus souvent la technique minimaliste du découpage/collage.
Son premier livre, Petit-Bleu et Petit-Jaune (1959), graphiquement novateur pour l’époque, est devenu un classique de la littérature jeunesse et aborde avec subtilité la différence.
Il écrit et dessine des histoires aussi poétiques que philosophiques dans une simplicité et une générosité qui font du bien, qui est certainement aussi le reflet d’une époque (les années 60-70).
Souvent dans ses livres solidarité rime avec liberté. Ainsi dans Pilotin, les petits poissons rouges doivent dépasser leur peur et affronter le gros poisson afin de nager librement et de découvrir le monde, qu’un petit poisson noir veut leur montrer. Ce dernier a une idée : « J’ai trouvé ! Nageons ensemble, bien groupés. Comme ça nous formerons le plus gros des poissons ».
J’ai découvert Léo Lionni avec l’album Frédéric, l’histoire de ce petit mulot qui fait des provisions de soleil, de couleurs, de mots pour l’hiver pendant que ses petits camarades triment au champ. Une fois les provisions de noisettes, de baies et de paille épuisées, c’est Frédéric qui réchauffe et remplit ses amis grâce au pouvoir magique des mots. Cet auteur réussit à aborder des sujets profonds de manière simple, il va loin sans jamais perdre les enfants, tout en les questionnant ainsi que leurs parents.
Au cœur de ses albums, il est très souvent question de singularité et de collectivité, de vivre ensemble et de partage. Amitié, solidarité, créativité, différences : des thématiques toujours d’actualité, me direz-vous…

Mais alors qui est Giulio ? Giulio Giannini (1927), c’est l’un des pionniers du film en couleur dans les années d’après guerre en Italie. Après avoir réalisé des documentaires en partie sur l’art, il va se passionner pour le cinéma d’animation et le théâtre de marionnettes. Une amitié va naître entre lui et Lionni qu’il admire. En 1979, il met en images animées quelques contes de ce dernier.
Dans les salles en 2014 et projeté dans les bibliothèques ce mois-ci, nous vous invitons à découvrir ou re-découvrir Le petit monde de Léo.

Une cinémathèque à la maison !

Vos 10 DVD tournent en boucle depuis 2 ans ? Vous voulez faire découvrir d’autres films d’animation à vos bambins ? Vous n’avez pas eu le temps de passer chercher des films à la bibliothèque ?

cinevodHeureusement, CinéVOD va vous sauver ! Actuellement, 199 films jeunesse : courts et longs métrages d’animation, quelques « vrais » films, des documentaires… le tout classé par tranche d’âge. En voici la liste complète !

Des films connus (Kirikou, Garfield, les Lapins Crétins), d’autres moins mais qui méritent le coup d’œil (Jean de la Lune -belle adaptation de l’album d’Ungerer-, Nico la Taupe, A la Française), des courts métrages des frères Fleischer des années 40… de quoi ravir toute la famille. Des trésors de films en streaming à portée de clic !

CinéVOD, c’est un service numérique des bibliothèques de Grenoble. Pour y avoir accès, il faut avoir une carte de bibliothèque (+ de 13 ans), un compte MonGrenoble et associer les deux en suivant le mode d’emploi.

Vous avez ensuite accès à CinéVOD 5 heures par semaine !

(Psssit les parents, il y a aussi beaucoup de films pour vous !)

De l’album au cinéma

Les merveilleux contes de la neige portent bien leur nom : un moment de magie et de poésie à s’offrir à l’approche de Noël.

neigeLes merveilleux contes de la neige, ce sont  deux courts-métrages, L’ours et Le bonhomme de neige et le petit chien, adaptés des œuvres de l’auteur britannique Raymond Briggs.

Les dessins sont beaux et chaleureux, avec leurs crayonnés colorés respectant parfaitement les illustrations originales. Les musiques sont bien choisies, à la fois douces et épiques, et collent à merveille aux histoires adaptées aux enfants dès 4 ans.

Ca nous parle d’enfance, d’amitiés, de tendresse et de magie, ça fait rêver et tout oublier pendant 50 minutes, et ça donne envie de découvrir ou redécouvrir l’œuvre de Raymond Briggs, notamment les deux albums dont les films sont adaptés : Lili et l’ours et L’histoire du bonhomme de neige.

Et si je vous en parle, c’est que vous pouvez les voir en ce mois de décembre, au choix au Méliès à Grenoble ou à Mon ciné à Saint Martin d’Hères.


Les Merveilleux Contes de la Neige

Lou : après la BD, le film !

Samedi je suis allée voir « Lou » au cinéma (sortie en salle le 8/10), un peu à reculons à vrai dire, en me disant que c’était un film pour les enfants et donc j’y suis allée en tant « qu’accompagnatrice d’enfants ».

Lou BD

« Lou » la BD

Je me suis tout d’abord retrouvée dans une salle quasi exclusivement féminine, pleins de mamans avec leurs filles, des filles sans leur maman et des femmes venues sans enfants pour n’accompagner qu’elles-mêmes ! Dingue. J’ai donc un peu rééquilibré les choses en ne venant accompagnée que de garçons (mais bon, on était loin du compte quand même). Bref, le décor de la salle étant posé, passons au film (enfin, me direz vous).

Et bien ce film fut une belle surprise, j’ai ri (pour de vrai), j’ai apprécié la transformation de la BD en film, on retrouve tout ce qu’il y a dedans, en plus visuel. La ville dans laquelle vit Lou est un super mélange de cité futuriste et de ville des années 50 (60 ou 70 ? on ne sait pas trop), où on aimerait bien vivre. L’appartement de Lou est un délicieux foutoir, fait de bric et broc coloré, à l’intérieur duquel se trouve (entre autre) une « malle de la honte », qui lorsqu’on se glisse à l’intérieur nous conduit à un douillet cocon rose, pleins de coussins, moelleux au possible (qui fait tellement envie, qu’à peine rentrés à la maison, nous avons œuvré pour tenter de recréer cet « utérus » confortable, parce qu’au fond c’est bien de cela qu’il s’agit !). Les personnages sont tous légèrement siphonnés, névrosés, donc drôles, ils alternent entre grosse dépression (surtout la mère) et bonheur intense, pour finir avec une danse de la joie (en version bollywood dans le film) de toute beauté ! danse de la joie
A ne pas manquer non plus les tournages que réalisent Lou et son amie Mina, qui mettent en scène Barbie et Ken, dans lesquels Ken se jette du haut d’une tour ou se fait dévorer par des requins (et autres horreurs, mais je ne vais pas tout vous raconter !). Pour finir, c’est donc un film sympa à voir, avec ou sans enfant, avec des filles mais aussi avec des garçons !

Nos étoiles contraires : Le film

Vous avez certainement remarqué récemment, la sortie au cinéma de « Nos étoiles contraires », l’adaptation du livre de John Green,

Je vous avais déjà parlé de ce livre sur le blog, livre qui avait été un vrai coup de cœur et que j’avais adoooooré !
J’ai trouvé que le film n’était pas aussi fin émotionnellement que le livre : le ressenti des parents ou le rapport à la maladie par exemple, sont à peine effleurés, les personnages secondaires sont presque absents dans le film et l’accent a été mis sur la rencontre entre les 2 personnages principaux et leur histoire d’amour (qui est quand même au centre du roman). Malgré tout, on retrouve l’essentiel du livre, et Shailene Woodley, est vraiment très bien dans le rôle de Hazel.

Il faut bien évidemment prévoir son paquet de mouchoirs…
Si vous avez déjà vu le film, mais pas lu le livre, je vous invite à le lire quand même ! Ou alors à lire les autres romans de John Green, qui en valent vraiment la peine !