Tomi Ungerer, l’esprit frappeur

Pour tous les amateurs de Tomi Ungerer, ne manquez pas de visionner un excellent DVD documentaire, disponible  dans le fonds de la Bibliothèque Kateb Yacine « TOMI UNGERER l’esprit frappeur », réalisé par Brad BERNSTEIN  .

indexUn témoignage bouleversant sur ce personnage hors du commun, illustrateur de presse , d’albums, de publicités, de posters militants.  Capable de s’émerveiller, de s’insurger, créateur de génie, émouvant, provocateur, tendre et féroce tout à la fois, grand défenseur de l’idée d’Europe et artisan d’une coopération exigeante entre l’Allemagne et la France.

Un document d’exception pour les parents, les professionnels.

voir aussi les autres articles sur Tomi Ungerer :
Le livre de mon enfance
1+1+1=ABCD

et la fabuleuse collection de Musée Ungerer à Strasbourg (livres enfants)

Iela n’est plus là

La littérature jeunesse est faite de bijoux : les textes et les images nous font souvent voyager, rêver, imaginer… 

Les aventures d'une petite bulle rouge

Iela Mari vient de nous quitter et je voulais lui rendre hommage, car ses livres ont toujours eu sur moi cet effet un peu magique. Peu voire pas de texte, des images d’une grande simplicité graphique, des couleurs en aplat parfaitement choisies : des livres épurés qui racontent des histoires d’une grande poésie, toujours proches de la nature.

Elle a publié son premier livre, Les aventures d’une petite bulle rouge, en 1968, suivi de près par L’arbre, le loir et les oiseaux. Elle a également créé des livres avec son mari, l’artiste Enzo Mari, notamment La pomme et le papillon, qui évoque le cycle des saisons et de la vie avec une grande sensibilité.

Quand je pense à cette sensibilité, je ne peux m’empêcher d’évoquer les illustratrices Anne Crausaz et Emilie Vast, chez qui on retrouve ce goût pour la nature, un trait simple et des couleurs fortes et qui sont pour moi les dignes héritières des illustrations poétiques de Iela Mari.

L'oeuf et la pouleLa pomme et le papillonL'arbre, le loir et les oiseauxLes animaux dans le pré

Au revoir et merci, MaxiMaurice…

Une icone de la littérature jeunesse nous a quitté. Maurice Sendak, père de Max et les Maximonstres et bien d’autres albums est décédé hier. Nous ne pouvions pas ne pas lui rendre hommage.

 

Max et les maximonstres est sans doute l’album le plus célèbre de Maurice Sendak. Edité en 1963, il a accompagné les nuits et les rêves de nombreux petits monstres humains. Il a tellement marqué l’imaginaire collectif qu’il a été adapté au cinéma par Spike Jonze en 2009. On a souvent reproché à Sendak d’y montrer des images violentes et de remettre en question l’autorité parentale. Son univers onirique et sombre à la fois est pourtant bien proche de l’imaginaire enfantin.

Il a également fait débat avec son livre Cuisine de nuit, régulièrement censuré car on y voit un bambin gambadant nu tout au long de l’histoire. L’album est en fait un bel hommage à Windsor McCay, auteur notamment de la bande dessinée Little Nemo.

 

Cet auteur-illustrateur américain, dont les parents étaient juifs polonais, a publié de nombreux livres pour enfants, parmi lesquels Brundibar, Maman? (en pop-up) et sa Mini-Bibliothèque qui contient quatre magnifiques petits ouvrages.

N’hésitez pas à aller les découvrir : la meilleure façon de lui rendre hommage est encore de lire ses livres.

 

Ah mais au fait, on vous avait déjà parlé de lui sur Trollire ! Et on vous en reparlera sûrement…

 

POM, POM-POM-POM, POM-POM-POM

« Bonne nuit les petits« , programme télé culte pour les petits depuis les années soixante a perdu son créateur : Claude Laydu est mort à 84 ans. Il était comédien mais surtout il a inventé la toute première émission de la télévision française pour les enfants. Une idée empruntée à la télévision allemande, Das Sandmännchen (le petit marchand de sable), où la jeune Nina (Hagen) joue déjà.

Chaque soir, ces cinq minutes avant l’heure fatidique, c’était le moment de poésie des enfants sages.

J’attendais avec impatience ce rendez-vous trop court avec Nounours, conquise par lui et un peu agacée par Nicolas et Pimprenelle.




Quand Nounours repartait sur son nuage en lançant  un « Bonne nuit les petits, faites de beaux rêves ! » Une pluie de sable dorée tombait alors délicatement, signe du passage du célèbre « marchand de sable ».
Tous en chœur ! toudoudou toutou toudoudou  toudoudou toudoudoudoudou

«Il y a tout, dans un bon album “dit” pour enfants»

En ces temps de remue-ménage sur la vision de la littérature jeunesse par certains critiques littéraires, cette phrase de Patrick Couratin fait du bien.Et c’est donc avec tristesse que j’apprends que cet éditeur, graphiste et affichiste (rien que ça !) nous a quitté le 29 janvier dernier.

Patrick Couratin a commencé dans une maison d’édition aujourd’hui disparue mais qui a comptée dans le paysage éditorial : Harlin Quist. Ensuite en collaboration avec son amie Brigitte Morel, il a travaillé au Seuil, puis chez Panama. Il l’a aussi suivi dans la création de sa toute nouvelle maison d’édition Les Grandes Personnes dont il était le directeur artistique et co-éditeur de certains titres.
C’est lui qui était à l’origine -en tant que co-éditeur avec le Seuil– d’un de mes albums préférés : Mon chat le plus bête du monde de Gilles Bachelet (prix Baobab 2004).


L’histoire d’un chat pas comme les autres. Effectivement, ce félin ressemble furieusement à un éléphant ! La preuve, il ne retombe pas sur ses pattes contrairement à ses congénères ! Mais il partage d’autres traits de caractère avec les félidés… Attention de ne pas s’asseoir sur le chat… ou l’éléphant quand il est couché au milieu des coussins du canapé !
Un album décalé et plein de références aux grands maitres de la peinture. On y voit l’éléphant… enfin le chat… enfin vous m’avez comprise… peint à la manière de Matisse, Dali, Botticelli . Je vous conseille vivement le chat… euh…l’éléphant… bref, l’animal en « Vénus sortie des eaux » ! Tout aussi décalé et toujours du même auteur et éditeur, découvrez Il n’y a pas d’autruches dans les contes de fées.